Pourquoi une enquête sur ces punaises
Ces punaises ont des exigences écologiques spécifiques, ce qui les rend rares et vulnérables. Elles jouent un rôle crucial en tant qu’indicateurs de la qualité des écosystèmes. Les données récoltées permettent de suivre l’évolution de leurs populations au fil du temps en termes de nombre d’individus et de zones de répartition. Il est ainsi possible de mettre en place des actions de gestion adaptées dans les milieux sur lesquels ces punaises évoluent, profitables à une multitude d’autres espèces.
Où et comment les observer ?

Graphosoma semipunctatum
Cette punaise aux couleurs peu communes est facilement reconnaissable à ses stries et
points noirs sur fond orange.
On l’observe souvent sur les ombellifères ou apiacées, c’est-à-dire des fleurs disposées
en forme d’ombelle, comme un parasol, telle la Carotte sauvage.
Elle vit notamment sur les ombelles en fleurs ou en fruits dont les buplèvres, fenouils, lasers et panicauts. Cette punaise
pond ses œufs sur la plante, puis les larves les adultes se nourrissent de la fleur et des graines. Active en journée, elle est particulièrement visible lors des périodes ensoleillées, sur des milieux ouverts comme des pelouses sèches ou des surfaces rocailleuses, comme sur les causses du Quercy, par exemple.
© Larroque

Ancyrosoma leucogrammes
C’est une petite punaise arrondie qui présente une coloration brune jaunâtre et des motifs blanchâtres en forme de lignes. Elle affectionne les prairies sèches et les terrains en friche, où elle se nourrit de graines de plantes basses. Elle ponctionne les graines de différentes espèces d’ombellifères dont le plus souvent le Tordyle élevé, le Torilis des champs, la Carotte sauvage et le
Laser de France. Les larves se développent dans les ombelles séchées repliées sur elles-mêmes où elles s’abritent et consomment les graines. Pour l’observer, privilégiez les zones de transition entre pelouses sèches et haies.
©P. Tyssandier

Vilpianus galii
C’est une punaise grisâtre, globuleuse, aussi large que longue et avec des petites épines sur ses pattes. On pourrait la confondre avec une petite graine de gaillet dont cet insecte se nourrit.
L’espèce est visible au printemps et en été sur les prairies et les pelouses calcaires bien exposées au soleil. Sa petite taille et sa coloration terne la rendent difficile à repérer mais une fois observée
elle est facilement identifiable.
Elle peut être observée en examinant attentivement les gaillets : le Gaillet jaune, le Gaillet gratteron et le Gaillet odorant. Ce sont des plantes bien reconnaissables par leurs feuilles étroites et allongées, qui sont réunies par six à huit au même point (verticillées). Les fruits et feuilles du Gaillet gratteron, espèce assez commune, s’accrochent aux chaussettes des randonneurs et aux poils d’animaux.
© Cochard
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Par manque de connaissances sur leur répartition géographique et leurs effectifs, ces punaises ne sont pas évaluées et ne bénéficient pas de statut de protection. Il est par conséquent essentiel de les inventorier.